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You are viewing the most recent 10 entries décembre 3e, 201109:34 pm: ROUGE ET BLEU
 Bon, ça c'était l'autre jour depuis la plate-forme de la gare Lille Europe. Ca m'a fait penser à tous ces amateurs d'érables qui font le voyage de Kyoto pour observer le changement de couleur des feuilles. Je ne sais pas si c'est un érable ici. C'est le rouge. C'est à cause du rouge. Et justement, dans Peau d'âne qu'on vient de revoir avec C., le prince et toute sa famille, son château, ses chevaux, tout est rouge. Tandis que chez Peau d'âne, tout est bleu. Et il y a trois robes. Il n'est pas question de symbolisme ou de numérologie. Juste de combinatoire. Alors, je me suis acheté la veste à paillette de Michaël Jackson dans Billie Jean. Enfin, la copie officielle, hein. J'espère que ça va briller dans le noir. C'est la pièce d'Yves Noël Genod, vue hier au Théâtre de la Cité Internationale, "Je peux / oui", qui m'a donné envie de paillettes, de lumière. D'ailleurs j'aurais bien aimé qu'Yves Noël fasse la scénographie du concert de Sofitel. Il faudrait que je lui demande. Ou alors il faudrait qu'il lise mon blog (mais aussi il faudrait que j'écrive un peu plus régulièrement). Bon, je vais lui écrire un mail. J'ai donc pensé lumière, j'ai donc pensé scénographie. Danse. Pas forcément danse, danse. Peut-être pole-dance ? - Cessez ces enfantillages ! - Je ne peux pas lui échapper… On est allé jouer dans l'espace enfants de Beaubourg avec C. avant que je ne me fasse avoir à la librairie où elle m'a fait acheter la moitié du magasin. C'est que c'est trop agréable de la gâter. Ensuite on a manger du délicieux agneau grillé que prépare le boucher Chinois de la rue au Maire avec un reste de soupe miso. C. a eu envie d'un gâteau après avoir vu Peau d'âne. C'était couru d'avance. Un peu déçu par l'expo "Mathématiques" de la Fondation Cartier. Les interviews, ça n'est bien que quand les mathématiciens parlent de leur travail en détail, mais quand ils se perdent dans des généralités c'est sans intérêt. Les robots de Lynch sont marrants, mais juste marrants. La plus belle pièce c'est la pseudo sphère à courbure négative de Hiroshi Sugimoto.  Il y avait O.C. à la maison hier. C. était toute ravie. Ce matin, il avait rendez vous avec quatorze personnes entre 14h et 14h15, juste avant d'aller attraper son train. J'espère qu'il a pu communiquer rapidement. On est passé chez Mango avec C. pour essayer une veste en paillettes mais c'est une veste de femme et il m'aurait fallu le modèle en XXL. Or celui-ci n'existait pas au-dessus du L. Donc va pour Michaël Jackson. Toux encore. Je vais me faie une infusion thym / romarin avec des gouttes d'huile essentielle et du miel. Voilà ce que je vais faire. Bisous.
novembre 3e, 201110:40 pm: TOUX SÈCHE
 Depuis plus d'une semaine, mais ça s'est radicalisé ces deux derniers jours. Signe qu'il faut que je m'arrête un peu pour bouquiner. M'arrêter de chanter un tout petit peu. Rester à la maison, deux ou trois jours. Je suis content de relire Le Maître et Marguerite de Boulgakov, par exemple. Et il me faut mon néo-codion avant de me coucher. Sinon, point de sommeil. Toux, toux et re-toux. Tiens, à propos qu'est-ce que je viens foutre là ? Ca fait plus d'un mois que rien ? Pff… C'est que toute mon attention s'était portée sur SOFITEL (ou SOFITEL'S ou SOFI TEL, enfin on ne sait pas encore très bien comment ça s'écrit, comment ça va s'écrire). Et par exemple, il y a ces trois petites maquettes, là, qui nous ont pris quelques journées: Maquettes octobre 2011 by Sofitel Et un concert à préparer pour le 5 janvier au Gibus. Plus d'autres et recherche de financements, de résidences, etc. Et quelques projets de films. Plusieurs choses en cours. J'ai aussi failli partir en Chine pour un mois mais malheureusement/heureusement, ça ne se fait pas et je reste là. Et je tousse. Vu hier F.C. chez Varan pour la projection du film Un bateau en carton de Jose Viera, qui a filmé des campements Roms à Massy-Palaiseau, Chilly Mazarin, etc. Une vie sisyphéenne, où chaque jour il faut reconstruire le bidonville boueux qu'on t'a détruit la veille. Où il faut sans cesse partir, revenir, partir, revenir. Un summum de l'absurde à la fois gai et désespérant. Surtout désespérant. Et pourtant gai. Et pourtant vivant. Des enfants sublimes. Des beautés. Et la boue, le froid, la récup, la misère, la peur, l'angoisse, la résignation, la colère, l'espoir sans espoir. Après, comme il se doit, on a bu du vin Portugais avec des charcuteries de même provenance. Le bateau en carton, c'est le truc dans lequel les milices roumaines faisaient monter les Roms pour les noyer en pleine mer. C'était encore avant la période Ceaucescu.
septembre 18e, 201101:48 pm: PÂTES DE RIZ AUX CREVETTES PIMENTÉES ET CORIANDRE
 Comme souvent, j'avais eu l'intention d'aller faire de la gym, mais C. avait manifesté l'envie d'aller au parc et finalement nous sommes allés prendre un café à la terrasse du Cavalier Bleu. C. avait emmené son nouveau petit sac mais me l'avait rapidement abandonné. On s'en est servi pour stocker les deux tubes de sucre restés intacts (le serveur ayant oublié de m'en apporter la première fois, il nous en a finalement donné 3 pour se faire pardonner). Bref, C. veut aller voir les bulles de savon géantes, mais il est trop tôt, ou bien il y a trop de vent, mais en tout cas le type n'est pas là. Aucun des types qui font des bulles de savon géantes devant le Café Beaubourg n'est là ce matin. Alors on est allé voir les collections permanentes. C. ne s'arrête devant aucune toile figurative, mais reste un bon moment devant un achrome de Piero Manzoni, à base de laine de verre, de bois et de fil de fer. Elle s'intéresse aussi beaucoup à François Morellet et, comme c'était à prévoir, à la salle de Dubuffet. On va voir des vidéos mais comme il n'y a pas de Tchoupi et Doudou, C. s'impatiente. Vers 12h30, on a faim et on rentre. J'ai fait cramer les petits légumes (carottes du jardin, brocoli et choux de Shanghai) mais même sans petits légumes c'est bon les pâtes de riz sautées aux crevettes pimentées (jetées après ail, gingembre, ciboulette Thaï et purée de piment dans l'huile très chaude) avec 2 c.s. de sauce soja et 2 c.s. de vin de cuisson Chinois, le tout agrémenté d'un peu de coriandre finement ciselée. C. épuisée ne fait que des bêtises et se met à peindre l'ordinateur de Y. (le mauvais exemple de l'art contemporain). Au lit. Ne pas oublier le Moretti à 19h et des poussières. Dimanche:Café: 2,30 €
septembre 17e, 201106:29 pm: PATRIMOINE, TECHNOPARADE, ETC
 Cet auto-photomaton pris l'autre jour pour être envoyé avec le dossier Sapporo S-AIR, une résidence de deux mois au Japon. Foirée. La résidence. Foirée comme tout le reste. Tout rate en ce moment. Depuis un moment. Rien ne me réussit. C'est toujours à un cheveu. Toujours à côté. Caramba encore raté ! Echec sur échec sur échec sur échec… Ca ne peut pas durer éternellement. Ca veut dire quelque chose. Mais quoi ? Du coup, j'ai plein de temps, je ne fais rien. C'est épuisant d'échouer sans cesse. Ca vide la tête. On a juste envie de s'allonger et de dormir. Ou de regarder les nuages, le plafond. Enfin, quand je dis que je ne fais rien. Rien d'intéressant, je veux dire. Rien de bon, pourrait-on dire. Bon, au moins je ne souffre pas d'un excès de stress. l'autre jour à mon bilan de forme, le coach me demande d'évaluer mon niveau de stress sur une échelle de 1 à 10. J'ai répondu 5 pour faire sérieux. En vrai, j'aurais du dire 1 ou 2. Mais aussi, ça n'est pas drôle. Je préfère ne pas avoir de temps, être débordé, n'avoir que l'angoisse de ne pas pouvoir tout faire dans les temps. Au lieu de ce grand vide, plein de possible. Alors, prendre un bouquin, s'allonger, regarder des séries américaines, aller boire un verre avec un copain, aller voir un film, une expo, etc… Bon, cette semaine, en plus, il fallait s'occuper de C. qui avait finalement attrapé la varicelle, comme c'était à prévoir. Mais elle l'a plutôt bien pris cette varicelle. L'air de rien. Et c'est presque fini. Peut-être juste un peu euphorique / stone à cause du Primalan® ? Mais il fallait être là. On est allés acheter un petit piano chez Paul Beuscher. Un petit piano de bébé qui sonne exactement comme ceux de Pascal Comelade. Dans l'après midi on est allé voir l'expo de peinture ("China dolls…") chez Backslash et puis je voulais voir les photos chez Paris / Beijing mais des images étaient, paraît-il, susceptibles de heurter la sensibilité de mon enfant, donc nous avons rebroussé chemin. Il y a plein de monde dans les rues aujourd'hui. Unbelievable. On est allé faire les courses avec C. et son petit vélo. Slalom entre les passants innombrables. Me suis acheté plein de nouveaux amis sur Facebook. Il faut que je me calme. Ecrire ? Ah, j'ai encore deux articles à faire pour SVM Mac avant la fermeture définitive. Demain. Ou après-demain. Trouver un intervenant pour le 28 novembre. La semaine prochaine. Dès lundi, musique, musique, musique, en dehors des corvées je veux dire. Bon, allez, encore une dizaine d'épisodes de n'importe quoi. Bises. Vendredi: Chemise (eBay): 14,99 € Piano bébé: 50,00 € Café: 2,20 € Coccinelle en chocolat: 0,30 € Café: 2,20 € Chocolat en poudre: 4,80 € Samedi:Supermarché chinois, divers: 35,40 € Dia, divers: 32,80 € Café: 2,20 €
septembre 12e, 201110:43 am: RENTRÉE DES CLASSES
 Depuis que tout le monde se ballade avec une ou plusieurs caméras dans la poche, je n'arrive plus à filmer. Je n'ai plus envie. Je veux dire plus envie de filmer, comme ça sans but précis, ce qui m'entoure à tout bout de champ. Tout est comme démagnétisé. Et tout le monde est aux aguets, sur ses gardes. Dès qu'on sort un téléphone, les nuques se raidissent, les poings se serrent, les mâchoires se crispent, les poils se hérissent. Même les objets sont déchargés. Tout est déchargé. Il faudrait reconstruire, mettre en scène, fabriquer, écrire. On ne peut plus faire grand chose de ce soi-disant réel. Attendre que ça passe. Mais pour mettre en scène, etc, il faut des moyens. Il n'y a pas de moyens. Alors je fais de la musique. Seule joie, actuellement. Je veux dire, seule joie dans le travail, en ce moment, parce qu'autrement il y a des joies dans la vie mais je n'en parle même pas, c'est l'évidence. Et tellement de trucs administratifs sans intérêt. Tellement de temps perdu. Le mot "réunion", je l'oublie même. Je n'arrivais plus à le prononcer, hier au téléphone avec O. J'avais le mot sur le bout de la langue mais je l'avais oublié. - J'ai plein de… de … - De ? - Tu sais bien, des… - Des quoi ? - Ah merde, je perds mes mots…des réunions, voilà ! - Ah oui, le truc qu'on fait au lieu de travailler ? - Exactement. Et donc demain justement une réunion. Mais heureusement, aussi, une répétition le soir avec Sofitel. Sofitel, c'est le nom de mon groupe de rock, vous ne saviez pas ? He ben voilà, vous savez. Il faut quand même essayer de chercher un peu de financements, même pour un groupe: par exemple pour payer les frais de déplacement des musiciens, l'achat de matériel, la location de studios, etc. Et prendre le plus vite possible de nouvelles dates de concert. Donc là aujourd'hui, passer quelques coups de fils, préparer la répétition (et la réunion) de demain. Curieux rêve de concert cette nuit. Un concert sans fin. Interrompu et repris. Sans cesse interrompu et sans cesse repris. On ne sait jamais vraiment qui joue et qui écoute. Pas vu grand monde, pas fait grand chose, été nulle part, rien vu, rien lu, rien entendu, rien senti, rien touché, pas pensé grand chose, pas dit grand chose. Il a fait chaud, il a fait froid, c'était l'été. Paraît-il. Et maintenant quoi ? Où ? Quand ? Qui ? Quoi ? Pfff… Quelqu'un avait commandé tous les croissants au café ce matin. Du coup, je m'en suis passé. J'y ai vu un signe divin. Dieu ne veut pas que je prenne du poids. Dieu veut que je maigrisse. Ou bien est-ce le Diable ? Pourquoi faudrait-il maigrir, là soudain ? Pourquoi dieu ? Pourquoi diable ? Pour qui diable ? Y. trouve peu de différence entre le thé Marynin de la boutique du 18ème et celui de "Mariage frères". Il vaut donc mieux le prendre dans le 18ème où il est moins cher. Moi, je dis bien sûr. Il y a de la varicelle à la crèche ! Ciel ! On croyait à tort que C. était vaccinée mais non: c'est contre la rougeole, les oreillons et la rubéole qu'elle est vaccinée, pas contre la varicelle. Je ne sais même pas s'il existe un vaccin contre la varicelle. Comme Google existe, je viens de vérifier et, oui, il y a un vaccin. On se demande toujours s'il faut vérifier. Si les gens qui vous entourent ne vont pas trouver malpoli de votre part le fait d'aller sur le champ vérifier chez M. Google. C'est assez mal vu de faire ça à tout bout de champ,. Assez mal vu. Curieux, non ? Bon, j'ai des trucs ultra-méga urgents à faire, comme d'aller faire mon bilan au club de sport. Bonne journée. Il va sans doute pleuvoir. Café: 1,20 €
juillet 22e, 201108:07 pm: CHÈVRES ETC…
 Chaque jour, ça va mieux. Aujourd'hui, il faisait plutôt beau. On a dormi tard et on est allés se promener à Champagny. Des chèvres m'ont léché les pieds. Sûrement à cause des Birkenstock. Très sympas ces chèvres. Elles ont une espèce de fente aux bords arrondis en guise de pupilles. Impressionnant. On n'a pas vu de bouquetins cette fois, mais ça ne m'étonne pas. Il y avait aussi des poneys, un chameau, un dromadaire, un lama, un buffle (oui, un cirque avait planté sa tente dans le ville basse). On a rien fait mais petit coup de barre ce soir. Pastis et pâtes au pistou. J'avais réfléchi à un truc très intéressant ce matin en me promenant dans les bois, je m'étais dit que j'allais l'inscrire dans ce blog et je l'ai évidemment oublié. Pas grave, ça reviendra. Vendredi: jambon 3,20 €, parmesan et lait frais: 6,40 €
juillet 21e, 201110:47 am: SOLEIL NUAGES PLUIE SOLEIL
 Pour la pâte à beignets: (une dizaine de fleurs): - 100g de farine - 2 oeufs - de l'eau - une goutte d'huile d'olive Si la pâte est un peu épaisse et s'il y a des grumeaux, c'est encore mieux. Après friture, sel, poivre et gloup. Miam. Sinon, la lumière change de minute en minute. Je passe d'une paire de lunettes à l'autre. Soleil - vue, vue - soleil. C. chougne. Veut voir les dessins animés. Ce qui est embêtant avec les dessins animés c'est que les enfants aiment les regarder parce qu'ils y apprennent des trucs, mais ensuite ils se mettent à parler comme dans les dessins animés. Les dessins animés apprennent aux enfants à être gnangnan. Je vais essayer les Simpsons ou South Park. Y en a trop marre de Tchoupi et doudou, Petit ours brun et Barbapapa. L'autre truc un peu pénible ce sont les livres sonores. Finalement, les vacances c'est beaucoup de boulot.
juillet 20e, 201105:00 pm: UNE VACHE PERDUE
 A l'instant, j'entends des cloches. C'est une vache toute seule, une vache perdue. Elle boit l'eau des flaques de pluie et attend apparemment des instructions. F., S. et O. sont arrivés hier soir tard, sous des trombes d'eau. Le soleil ne sort pas vraiment. La machine à laver le linge ne supporte pas beaucoup de poids. Trois culottes c'est un max. Sinon, elle refuse d'essorer. On lance des essorages à la chaîne. C. est toute contente d'avoir une copine de son âge alors elle fait pleuvoir des corn-flakes sur les tapis. Reçu un appel d'offre transmis par W. pour faire en direct la musique d'accompagnement d'un film. Queen Kelly ce serait bien. Vacances studieuses: j'essaie d'apprendre les gammes pentatoniques. Il y a plein de guitaristes sympas sur Youtube qui expliquent tout très bien. Chouette. Il faut aussi que je récupère la recette de la pâte à beignet pour les fleurs de courgettes. On croule sous les fraises des bois. Les framboises, ça commence. Il devrait bientôt y avoir des champignons. Sinon, il faut que (il faut que j'arrête de dire "il faut"), il faut que… Un flash. Mise à jour des logiciels. Oui, donc, "art et science". Trouver des intervenant-e-s pertinent-e-s. La meilleure crème c'est l'écran total. Ah, du thé.
juin 29e, 201110:09 pm: CHEWING GUM SPATIO TEMPOREL
 Je n'invente rien. L'expression est d'une farouche relativiste pour expliquer les distorsions de l'espace-temps par les masses. Les masses sculptent l'espace temps comme on écrase un chewing-gum, donc, traçant des voies dans la grille. Bon. C'est qu'on était au Planétarium avec P. pour visionner une maquette du film que nous devons sonoriser pour la semaine prochaine. Et puis il y avait l'insolence de cette grille ouverte à la station Porte de la Villette, invitant à toutes les traversées. Pire qu'un chewing gum. Il y a des travaux partout dans Paris, enfin aux portes de Paris, pour la construction des nouveaux tronçons de tramways. Ce qui me fait penser au fait que lorsque j'étais petit il y avait tous ces travaux dans Paris: les voies sur berges, les périphériques, les halles, Beaubourg, etc. J'y repense à cause des films de P. sur les transports. Sinon, depuis le concert de samedi, je n'imagine rien de plus agréable que de remettre ça dès que possible, mais avec les vacances difficile d'organiser quelque chose dans l'immédiat. H. part en Normandie, A. au Japon et je pars la semaine prochaine à la montagne. Bon. On synchronise nos agendas sur Google. Pendant que j'écris, Y. visionne un bout du film de Chris Marker, Le fond de l'air est rouge et jette des soupirs d'horreurs devant des extraits consacrés à la guerre du Viet Nam. Musique rue P. mais rien de bon. Pas encore. Fatigue. C. ne dort pas ces derniers temps. Enfin, ce soir, épuisée, ouf, ça y est. Coup de fil de M. pour dire que M. (sa fille) a mis de côté ses livres favoris à l'attention de C. On va essayer de se voir fin juillet- début août. Mal au dos. Essayer d'aller à la gym demain. Dodo.
mai 8e, 201110:09 pm: CONFIDENCES
Bon c'est la journée où des filles me parlent d'amour. Pas de leur amour pour moi, hein, qu'il n'y ait pas de malentendu. De leur amour (espoir ou désespoir) pour un autre, au loin. D'abord en live au café Beaubourg, avec X. qui n'avait pas vraiment la frite et maintenant en chat sur Facebook depuis un lointain pays d'Asie, avec Y., qui doit rencontrer prochainement son amoureux de l'autre côté du Pacifique. Mais ça ne se raconte pas, c'est secret, chut… Surtout qu'il y a mes parents qui lisent ce blog. Si, si, je vous jure. C'est gênant non ? Qu'est-ce que je fais ? Je le mets en privé avec password ? Bon, c'est sûr que je vais recevoir un coup de fil, là. Tout en marchant avec X., je fais des courses rue de Bretagne parce que le supermarché chinois n'est pas ouvert, contrairement à ce que je pensais. X. m'offre mes poireaux et ma pastèque, en compensation de la bière que je lui avais offerte. Fair play. On rencontre M., qui fait les poubelles devant Beaubourg, puis E.G., qui remonte la rue de Bretagne, genre tempête sous un crâne avec des lunettes noires. Comme d'habitude, il est plus que débordé mais on promet d'essayer de se voir en juin. Y parviendrons nous ? Nous verrons. D'ailleurs on s'était loupés hier parce qu'il était impossible d'être renseignés sur l'heure de sa lecture et qu'on avait tous ces goûters d'enfants puis les vernissages du samedi. Expo de U. Lui aussi, plus que débordé, mais c'est très bien, c'est à ça que ça sert de faire une expo, non ? Donc on s'achète le livre, qui est beau et documenté et de toute façon j'invite U. au concert de Bryan Ferry lundi 13 juin à l'Olympia. Bref, j'en reviens à mes confessions secrètes d'amoureuses. Ici ça commence sur des questions de capacités de disque dur. J'ai remarqué que les histoires d'amour commençaient souvent, de nos jours, par des histoires d'ordinateurs. Donc tout en chattant avec Y. sur FB, on passe à table. C'est top calories minimum: riz, soupe miso et pastèque. Après les fondues et gâteaux on a tous besoin de perdre 10 kilos. Comme tous les dimanche soir, difficile de coucher C., surexcitée. Réveils multiples, demandes de biberons chocolatés, etc. Sinon, le téléchargement de Adobe CS 5.5 en est à 7% et prétend durer 46 jours à l'heure qu'il est. Dois-je le croire ? Hum… Ah oui, et puis j'avais oublié de dire que je m'étais de nouveau fait humilier par FaceBook, privé du droit d'inviter et de contacter des nouveaux amis pendant 4 jours, sous prétexte que je contacte trop de gens que je ne connais pas; mais banane si je les connaissais je ne les contacterais pas ! Et en plus j'ai dû en supprimer un et refuser une demande parce que ces deux personnes sont amies d'un certain ectoplasme avec lequel je ne veux jamais plus rien avoir à faire, ni prononcer son nom, qui n'est pas le sien, en plus, etc. Bref, puni, au coin. Ca m'a donné envie d'effacer vraiment tous ceux que je ne connais pas, dont je ne peux dire un mot, qui ne m'évoquent rien etc. Et pourtant, je n'en étais qu'à 798 (comme on dit à Pékin). Café: 2,30 € Café, bière: 9,40 €
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